Histoire du logement social en Limousin

Nous vous invitons à découvrir l’histoire du logement social, illustrée à travers quelques photos en Limousin.

En 1894, la loi SIEGFRIED permet la création des comités locaux de patronage des Habitations à Bon Marché (HBM), dont la mission sera « d’encourager la construction de maisons salubres et à bon marché, soit par des particuliers ou des sociétés, en vue de les louer à de personnes n’étant propriétaires d’aucune maison, notamment des ouvriers ou des salariés vivant principalement de leur travail ou de leur salaire ».

Avec l'adoption de la loi BONNEVAY en 1912, les organismes de logement social ont désormais un cadre juridique avec la création des offices d'HBM.

À la veille de la seconde guerre mondiale, près de 1 400 organismes auront construit 300 000 habitations à bon marché. La loi du 21 juillet 1950 remplace définitivement l'appellation d'HBM par celle d'Habitation à Loyer Modéré (HLM).

Le terme de « grand ensemble » apparaît en 1951, lorsque le Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU), fait autoriser un programme de 10 000 logements en « constructions normalisées », dont le cadre de réalisation sera le grand ensemble du secteur industrialisé.

La définition que l’on peut en donner est celle d’immeubles de grandes proportions – tours et barres – dans leur large majorité composés de logements locatifs sociaux, édifiés de façon très rapide entre 1955 et 1975 selon les méthodes répétitives de la construction industrialisée, généralement à l’écart de la ville.

Ce modèle de construction est brutalement stoppé par la « circulaire Guichard » du 21 mars 1973, qui interdit les tours et les barres. La politique urbaine prend alors une autre orientation.

Faisant le bilan des dispositifs existants en 1977, le rapport BARRE reconnaît leur réussite quantitative qui a permis de résoudre les problèmes considérables des années 1950 en construisant les logements nécessaires. Mais le rapport fait plusieurs critiques quant à l'efficacité sociale et économique des aides au logement dans le contexte des années 1970.

L'objectif désormais est d’offrir un logement de bonne qualité à tous et d’améliorer la qualité du parc existant. Les pouvoirs publics conservent les aides à l'investissement mais leur montant est réduit au profit d'une nouvelle aide à la personne.

Dans cette période de crise pétrolière, les Hlm engagent alors de vastes opérations de réhabilitation des logements existants. Ces réhabilitations concernent les parties extérieures des immeubles, l'isolation thermique et le traitement des façades.

Dans le même temps, les opérations neuves tendent vers une meilleure intégration dans le tissu urbain avec de petits immeubles et l’offre pavillonnaire Hlm commence à se développer dans les communes périurbaines et les bourgs ruraux.

Les années 1990 vont voir émerger de nouvelles orientations pour les organismes d’Hlm. En effet, si les bailleurs sociaux ont conservé leur vocation originelle, loger les familles défavorisées, ils sont aussi devenus des moteurs de l'aménagement du territoire.

Aujourd'hui, leur travail porte sur la recherche de plus de qualité sur le bâti et ses alentours, en privilégiant la création d'un cadre de vie sécurisant et agréable en collaboration étroite avec les élus locaux.

Cette tâche n'est pas facile, puisqu'en plus de cette contrainte forte, ils doivent tenir compte de la nécessité de produire des logements à des coûts les plus bas possible tout en devant faire face à une demande de logements de plus en plus forte.

Crédits photos : Photographie L. Lavaud - Limoges ; Limoges Habitat ; AROLIM


Pour en savoir plus sur l’histoire et l’actualité du logement social :

Site de l’Union Sociale pour l’Habitat – histoire du logement social

Rubrique logement sur le site de la DREAL - Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement - Nouvelle Aquitaine, Site Limousin